Présidentielles congolaises : un vote sans accroc

Présidentielles congolaises : un vote sans accroc

Au Congo-Brazzaville, les électeurs étaient appelés à voter au 1er tour de la présidentielle dans la journée de dimanche. Neuf candidats sont en lice pour ce premier tour de l’élection présidentielle, dont le président sortant Denis Sassou-Nguesso. Depuis samedi minuit et jusqu’à lundi les communications ont été coupées dans le pays afind ‘éviter des débordements organisés.

 

Au Congo-Brazzaville, le scrutin de l’élection présidentielle se sont déroulées à huis clos et dans le calme. Les électeurs sont nombreux que lors des précédents scrutins – beaucoup de jeunes, certains votaient pour la première fois. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures (6 heures TU) et ont fermé à 18 heures. Les Nations unies ont appelé au calme, exhortant les autorités à garantir un scrutin libre et transparent et l’opposition à faire valoir ses éventuelles contestations par des voies légales afin de garantir la tenue du scrutin « dans une atmosphère apaisée et exempte de toute violence », dans un pays encore marqué par le traumatisme de la guerre civile de 1997.

 

Seul dérapage à déplorer : la police anti-émeute congolaise a dispersé à coup de grenades lacrymogènes près de 200 personnes rassemblées autour d’un bureau de vote du sud de Brazzaville qui insistaient pour entrer afin d’assister de près au dépouillement des urnes. Vers 18h30 heure locale, plusieurs dizaines de policiers lourdement armés ont tiré une dizaine de grenades lacrymogènes et pourchassé brièvement ces jeunes partisans du candidat d’opposition Guy-Brice Parfait Kolélas, surexcités, qui ont entonné des chansons à la gloire de leur leader jusqu’à ce qu’ils évacuent les lieux.

 

Afin d’éviter la diffusion de rumeurs dans les heures suivant le vote, toutes les télécommunications ont été coupées durant le scrutin sur ordre des autorités. Le but officiellement affiché par le gouvernement est d’éviter la « publication illégale » de résultats qui mettrait le feu aux poudres au sein d’une opposition très remontée – d’autant plus depuis la publication de sondages la donnant largement perdante.

 

Ce blackout n’empêchera cependant pas un suivi détaillé du vote. Cinq candidats, opposés au président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir en 1997, avaient décidé de créer leur propre commission électorale pour surveiller le scrutin. Avec la présence de délégués dans chaque bureau de vote, elle s’est engagée à compiler ses photographies de procès-verbaux afin de comparer le total aux résultats officiels nationaux.

Publié le 21 mars 2016 à 9 h 19 min par Emmanuel Samba

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