Ali Bongo investi par acclamation comme candidat officiel du PDG

Ali Bongo investi par acclamation comme candidat officiel du PDG

Le président sortant, Ali Bongo, a été investit candidat unique du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) à l’élection présidentielle de l’été prochain. L’homme qui est par ailleurs président du parti, a été officiellement désigné hier à Libreville par « vote d’acclamation. » Malgré ce renouveau de confiance, son parti apparait de plus en plus miné par les divisions.

 

Le congrès du PDG qui s’est tenu samedi a abouti à la désignation du président sortant, Ali Bongo Ondimba, comme candidat du parti à la présidentielle d’août. Le chef de l’Etat avait pris les devants en annonçant dès le 29 février sa candidature à un deuxième mandat, mais elle devait encore être entérinée par les instances dirigeantes du PDG. C’est désormais chose faite. « Je prends acte avec humilité, gravité, de la confiance que vous venez de me témoigner par ce vote franc, massif et enthousiaste pour représenter le Parti démocratique gabonais à l’élection présidentielle », a déclaré le chef de l’Etat devant plusieurs milliers de militants, debout devant son slogan écrit en lettres capitales, « Changeons ensemble. »

 

Il brigue ainsi un second mandat de 7 ans. Son mandat actuel prend fin le 16 octobre prochain, date de sa prise de fonction après une élection présidentielle anticipée organisée suite au décès au pouvoir de son père Omar Bongo Ondimba qui a dirigé le Gabon durant 41 ans de 1967 à 2009. Cette candidature a reçu le soutien d’une quinzaine de partis se réclamant de la majorité présidentielle en signant la Convention républicaine de soutien au candidat Ali Bongo Ondimba (CRESCABO). Le président n’a pas manqué de vanter le bilan de son premier septennat, évoquant notamment la mise en place d’un système de protection sociale, les centaines de kilomètres de routes goudronnées et les projets agricoles récemment lancés pour limiter la dépendance alimentaire aux importations.

 

Toutefois, le parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) du président Ali Bongo est plus que jamais dans la tourmente. La force politique créée il y a 48 ans par Omar Bongo est secouée par de nombreux conflits internes. Jeudi dernier en fin de matinée à Libreville, les membres du courant dissident Héritage et modernité, exclus par Ali Bongo la vieille, ont décidé de créer leur parti. « Puisque le PDG n’est pas un patrimoine privé, nous prenons notre part d’héritage en créant le PDG Héritage et Modernité », avait lancé Michel Menga M’Essone, l’un des 3 députés membres du parti au pouvoir frappé par une décision d’exclusion intervenue la veille. Entre démissions et exclusions, limogeages et retours en grâce, le président compte ses soutiens. Et entre camarades, la méfiance est à son comble.

Publié le 15 mars 2016 à 7 h 53 min par Laurent Fronsac

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