Scandale chez les Casques Bleus en Afrique

Scandale chez les Casques Bleus en Afrique

C’est un scandale qui n’a pas fini de faire parler de lui : l’an dernier, les Casques Bleus se sont révélés être les auteurs de pas moins d’une soixantaine de cas d’abus sexuels en Afrique. Déployés par l’ONU dans le cadre de missions de maintien de la paix, ces Casques Bleus sont présents dans de nombreux pays, principalement les pays d’Afrique Centrale.

 

 

Un bilan absolument scandaleux, d’autant plus que ces tristes chiffres sont en hausse, comme vient de révéler une note rédigée par le secrétaire général de l’ONU. En effet, de 52 cas d’abus en 2014, le chiffre est monté à 69 concernant l’année 2015. Une situation funeste et inacceptable, et à laquelle tous les pays concernés se doivent de réagir promptement pour apporter des réponses fermes et efficaces. Le Gabon, avec deux cas enregistrés, et certes moins touché que la Centrafrique, qui recense 22 cas, ou encore la République Démocratique du Congo, qui fait état de 16 cas, mais cette situation concerne, et cette idée est unanimement partagée, la totalité des pays d’Afrique. Tout doit être fait pour arrêter cette escalade : d’ores et déjà, des initiatives fortes sont envisagés, et recoupent les recommandations venus d’experts indépendants, soucieux de rétablir l’ordre et la vérité en Afrique.

 

Tout d’abord, la réponse doit être donnée immédiatement, sitôt connues les sombres exactions dont les Casques Bleus se sont rendus coupables : dans ce but, des commissions d’enquêtes doivent être mises en place, et cela rapidement, pour éviter l’évaporation dans la nature des fautifs. En effet, la plupart d’entre eux rentrent ainsi dans leurs pays d’origine, sans le moins du monde être inquiétés. Dorénavant, cela ne peut plus être toléré.

 

Une autre mesure forte consisterait en l’instauration de cours martiales dans les pays concernés. Il est important de noter qu’il n’y a actuellement aucun tribunal habilité à prendre en charge ces délits, et ce manque se fait cruellement ressentir. Ces individus doivent être traduits en justice, et la création de cours martiales seraient un signal fort envoyé par les pays touchés par ce phénomène inexcusable, car dissimulé sous des objectifs, louables, celles-là, de maintenaient de la paix et de concordes nationales, sous l’égide des Nations Unies.

 

D’autre part, dans le but d’accélérer les enquêtes, une troisième mesure d’importance est également envisagée par les observateurs internationaux révoltés d’une telle situation : il s’agit de la recherche d’échantillons ADN, et de l’enquête de paternités, qui pourraient être menées de façon exhaustives et systématiques sur les victimes. Des mesures saines et vitales, et de quoi redonner de l’espoir à toutes les victimes d’abus en Afrique Centrale, mais également ailleurs dans le monde.

Publié le 7 mars 2016 à 10 h 06 min par Mathilde Grandjean

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