Guillaume Soro : un visiteur pas comme les autres

Guillaume Soro : un visiteur pas comme les autres

La venue de Guillaume Soro à Libreville dans le cadre de la 8e session de l’Assemblée des parlementaires francophones d’Afrique n’est pas passée inaperçue. En effet, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre par le Burkina Faso.

 

Immunité ou pas d’immunité ? Telle est la question soulevée par le premier déplacement à l’étranger de Guillaume Soro depuis qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre lui. Accusé par le Burkina Faso d’avoir été impliqué dans la tentative de coup d’Etat de septembre dernier, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a fait jouer son immunité afin de pouvoir remplir son rôle à l’occasion de la 8e session de l’Assemblée des parlementaires francophones d’Afrique.

 

Le président de l’Assemblée parlementaire francophone, Aubin Minaku, a même assuré de son soutien entre les lignes : « Les présidents des Chambres bénéficient des diverses immunités tant en regard des différentes Constitutions de nos Etats, mais aussi des instruments internationaux. Alors les parlementaires africains devraient bénéficier des avantages de tous ces instruments internationaux parce qu’il doit en être ainsi ». Cette session a aussi été l’occasion, pour M. Soro de s’entretenir avec le président Ali Bongo même si des bruits avaient circulé comme quoi l’entrevue entre les deux dignitaires n’allait finalement pas avoir lieu.

Publié le 7 mars 2016 à 16 h 11 min par Marc Lallemand

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