La BAD investit dans l’agriculture au Cameroun

La BAD investit dans l’agriculture au Cameroun

La Banque africaine pour le développement (BAD) s’est engagée le 20 janvier dernier à financer un projet de soutien des chaînes de valeurs agricoles au Cameroun. Le prêt de prêt de 89,29 millions d’euros viendra soutenir l’activité de près de 250 000 producteurs locaux.

 

Le « projet de Développement des chaines de valeurs agricoles » de la Banque africaine pour le développement a été validé la semaine dernière. Ce programme vise notamment à « l’augmentation des revenus des acteurs grâce à l’amélioration de la production, de la productivité, la réduction des pertes post-récoltes et l’amélioration de la qualité au niveau des filières végétales : banane plantain, palmier à huile et ananas », conformément aux directives et aux politiques de la Banque en matière de sauvegarde environnementale et conformément au cadre politique et réglementaire du Cameroun.

 

Conduit principalement dans cinq des six régions du Cameroun (Centre, Est, Sud, Littoral et Sud-Ouest), ce programme devrait mener à la réhabilitation d’environ 1 000 km de pistes rurales pour lier les zones de production aux centres de consommation. Au total, 30 magasins et entrepôts, 15 marchés, 30 petits systèmes d’alimentation en eau potable et 30 km d’extension de réseau électrique devraient être réalisés. Prévu pour s’étaler sur cinq ans, le coût du projet de Développement des chaines de valeurs agricoles est estimé à 115 millions d’euros (75,49 milliards de F CFA), financé conjointement par la BAD (77,6 %, soit 89 millions d’euros), le gouvernement du Cameroun (21,5 %) et les bénéficiaires (0,9 %).

 

La BAD propose à travers un Cadre de Gestion Environnemental (CGES), les dispositions pour apprécier les impacts environnementaux et sociaux de l’activité agricole nationale. Son objectif est d’établir un processus de sélection environnemental et social qui permettra aux structures chargées de la mise en œuvre du projet de pouvoir identifier, évaluer et atténuer les impacts environnementaux et sociaux potentiels des activités qu’elle entends soutenir.

 

Le Projet s’adressera à titre principal aux structures organisées de type coopératif, aux jeunes et aux PME agricoles jouissant d’une crédibilité et impliquées ou désirant d’entrer dans l’agriculture commerciale. Il devrait bénéficier à environ 242 000 petits producteurs, dont 50 % de femmes, souligne la BAD. Et devrait « générer une augmentation du revenu annuel estimé à 818 000 F CFA par ménage, et des gains annuels estimés à plus de 6 millions de F CFA pour les jeunes entrepreneurs. »

 

Publié le 27 janvier 2016 à 8 h 13 min par Emmanuel Samba

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