La Banque mondiale prête 42 milliards pour le programme de développement camerounais

La Banque mondiale prête 42 milliards pour le programme de développement camerounais

L’association internationale pour le développement (IDA, guichet concessionnel de la Banque Mondiale), débloquera une enveloppe de 42 milliards de francs Cfa, versés sous forme de prêt pour financer le Programme national de développement participatif (PNDP) du Cameroun.

 

« L’IDA est l’une des principales sources d’aide au monde. Elle appuie les efforts que déploient les 77 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique, pour promouvoir la santé, l’éducation, l’infrastructure et l’agriculture, stimuler la croissance économique et renforcer les institutions », affirme la Banque mondiale.

 

Concrètement, le prêt de 42 milliards de francs Cfa accordé permettra de financer la 3e phase du projet d’appui au Programme national de développement participatif (PNDP). A travers ce dispositif le gouvernement camerounais vise à « fournir aux communes les capacités de gestion financière et technique pour maîtriser leur développement et ainsi préparer la décentralisation ». Il s’agit notamment de financer le développement d’infrastructures communautaires et des zones rurales, appuyer les communes dans le processus progressif de décentralisation et renforcer des capacités des acteurs publics et privés impliqués dans la mise en œuvre du programme à travers la formation.

 

L’innovation réside dans le fait qu’il revient à la commune de se prononcer sur ses priorités en matière de besoins de financements à travers un processus participatif, en établissant le plan pour une période de 5 ans.

 

Jusqu’à présent, le programme a englobé 6 régions avec ses 155 communes pendant la première phase, la seconde phase comprenant 10 régions et 178 communes. Le bilan de la première phase a déjà permis de constater les résultats positifs du programme : 689 microprojets réalisés choisis par les bénéficiaires, 32 centres de santé construits au service de 95 000 personnes, 274 salles de classe pour 166 000 élèves, 160 km de pistes rurales aménagés, plus de 50 localités comptant 250 000 personnes raccordées au système d’électricité…

 

D’ores et déjà, troisième phase du projet devra consolider les acquis des 8 années précédentes à travers la coordination, la communication et le suivi. Elle couvrira ainsi toutes le communes bénéficiaires des phases antérieures, mais aussi 31 autres communes d’arrondissement, ce qui portera, au total, environ 360 unités territoriales.

 

L’investissement de la Banque Mondiale permettra notamment de financer la formation du personnel des communes pour leur donner des outils et des techniques les aidant à réaliser leurs plans communaux de développement, mettre en place un dispositif permettant de répartir des fonds perçus entre les infrastructures communautaires et des microprojets économiques.

 

Pour rappel, le programme est géré par le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) du Cameroun. C’est la Cellule Nationale de Coordination (CNC) qui le met en place à travers ses cellules régionales implantées dans chaque région. Ces organismes se chargent de la planification et la coordination des actions, le suivi des fonds perçus, la gestion des prestataires de services, le suivi-évaluation et la communication.

 

Le programme est cofinancé par la Banque mondiale, l’Agence française de développement, une banque allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau et l’État camerounais.

Publié le 22 janvier 2016 à 10 h 36 min par Marc Lallemand

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