Economie 2016 : la paix, base de tout développement économique en Centrafrique

Economie 2016 : la paix, base de tout développement économique en Centrafrique

 

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres au monde, nourrit de grandes espérances pour l’année 2016. La situation tant économique que sociale du pays est certes catastrophique, mais ils sont nombreux à espérer que les élections présidentielles et législatives changent la donne.

 

 

Anicet-Georges Dologuélé ou Faustin-Archange Touadéra ? C’est entre ces deux candidats, arrivés en tête du premier tour des élections présidentielles, que va se jouer l’avenir de la Centrafrique. Le vainqueur aura comme première mission la lourde tâche d’apaiser un pays en proie aux violences. C’est uniquement à ce prix qu’une relance de l’économie peut être espérée.

 

 

Panser les plaies d’un pays martyrisé

 

 

A l’issu du scrutin du premier tour des élections présidentielles, Anicet-Georges Dologuélé est arrivé en tête avec 23,78% des voix, devant Faustin-Archange Touadéra qui a obtenu 19,42% des voix. Si leurs programmes ne sont pas les mêmes, les deux hommes ont un point commun : celui d’être d’anciens Premiers ministres des deux derniers présidents, renversés l’un après l’autre par des coups d’État. Ils sont donc bien au courant de la situation dans laquelle se trouve le pays.

 

Depuis trois ans, la Centrafrique traverse une période de violences intercommunautaires entrainant instabilités politiques et économiques. C’est donc la première mission du futur président, restaurer la paix entre les communautés, notamment entre les chrétiens et les musulmans. En effet, sans unité, le pays est incapable d’avancer.

 

Parallèlement à cet enjeu, la restauration de la souveraineté étatique est indispensable. A l’ouest, les milices anti-balaka terrorisent la population locale et empêchent tout développement. Conséquence, plus de 250 000 personnes ont trouvé refuge au Cameroun. Au nord, au nord-est et au sud-est, la situation est comparable avec des factions armées imposant leurs violences, dont la Séléka.

 

Ce retour de l’État fort est un préalable pour la relance économique en redonnant confiance aux investisseurs. Mais c’est aussi le seul moyen pour la Centrafrique de récupérer sa principale source de financement, les impôts, aujourd’hui siphonnés par les milices. Seulement, il faudra également payer de nouveau les fonctionnaires, dont le mécontentement avait participé de l’embrasement du pays.

 

 

Les orientations économiques indispensables

 

 

Si le nouveau président parvient à remettre l’État en ordre de marche, il sera alors possible de relancer l’économie. L’emploi des jeunes et l’arrivée de nouvelles entreprises font partie des objectifs prioritaires des candidats. La relance de l’agriculture est aussi importante dans un pays où la moitié de la population souffre de la faim, selon le dernier rapport du Programme alimentaire mondial (PAM).

 

Enfin, la Centrafrique devra optimiser les nombreuses richesses présentes dans son sol : or, diamant, uranium. Quelles que soient les réformes avancées, la situation est en tout cas urgente : plus de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

 

Crédits photo : AFP

Publié le 22 janvier 2016 à 14 h 13 min par Marc Lallemand

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