La Conférence épiscopale nationale du Congo annule la marche du 16 février

En République démocratique du Congo, les évêques catholiques quittent les bancs de l’opposition. Après avoir rencontré le président Kabila, la Cenco appelle désormais au dialogue et à la conciliation. Elle a par ailleurs annulé sa marche du 16 février.

 

Après avoir appelés à la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, évêques congolais jouent à la médiation pour obtenir un dialogue sur des bases acceptables. La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco), qui, fin novembre 2015, avait annoncé avec pompe une marche pacifique des chrétiens de tous les diocèses à cette date pour consolider la démocratie a décidé de les annule. Cette marche qu’elle comptait organiser en février en République démocratique du Congo en mémoire de chrétiens tués en 1992 à Kinshasa, est finalement écartée par crainte de « récupération » politique dans un climat préélectoral tendu.

 

« Cette initiative a suscité des attentes contrastées et démesurées chez nos compatriotes », écrit le président de la Cenco, Mgr Nicolas Djomo dans une lettre adressée à tous les évêques du pays. « Les uns y ont vu une action citoyenne aux fins politiques, d’autres ont envisagé une contremarche à la même date » et « le Saint-Siège nous a fermement recommandé de suspendre les initiatives qui peuvent être manipulées pour des fins politiques. »

 

Publié le 15 janvier 2016 à 9 h 09 min par Rédaction

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