Le Gabon à la pointe du développement en Afrique

Le Gabon à la pointe du développement en Afrique

 

Le Gabon apparait au sein de l’Afrique subsaharienne comme un pays à la pointe du développement. Avec une multitude de projets innovants, prenant en compte le respect de l’environnement et la promotion du développement durable dans l’entreprise, le pays a connu un retour impressionnant de la croissance après la récession de 2009, sous l’impulsion de son président et de son équipe – dont le conseiller et entrepreneur chevronné Maixent Accrombessi.

 

Du 2 au 4 décembre derniers se déroulait, au Gabon, la Company of the year JA Africa 2015, qui a mis en compétition des jeunes entrepreneurs de 13 pays du continent. C’est la première fois qu’elle était organisée sur le sol gabonais, et le calendrier a voulu qu’elle ait lieu tout juste deux semaines après que le cabinet londonien d’analyse Global Entrepreneurship and Development Institute (GEDI) a publié l’index mondial 2016 des pays où il fait bon d’entreprendre, classant le pays 9ème d’Afrique et 86ème mondial.

 

Le Gabon enchaine les bonnes nouvelles économiques

 

Il s’agit d’une progression substantielle, car l’année dernière, le pays était encore classé 106e sur 144 pays. Ce classement se base sur une analyse transversale des données relatives à l’entreprise, avec des angles aussi divers que la perception de l’entrepreneuriat par la société, le savoir-faire en matière de création de start-up, le développement de l’usage d’Internet, la corruption, la liberté économique, ainsi que la profondeur du marché des capitaux. Les bonnes nouvelles s’accumulent donc pour le Gabon. Avec une croissance réelle avoisinant 6% en moyenne pendant les quatre dernières années, une inflation contrôlée, une demande intérieure active et une dette intérieure raisonnable (environ 28% du PIB), le pays est en train de sortir progressivement de sa dépendance aux matières premières (le pétrole et le manganèse en tête).

 

Grâce au Plan Stratégique Gabon Emergent, le gouvernement gabonais a su à la fois se moderniser, se diversifier (dans un contexte pétrolier difficile) et proposer un cadre propice à l’entreprise, qu’elle soit locale ou internationale. Dans le cadre du concours Company of the year, le dynamisme gabonais n’est pas passé inaperçu, avec pas moins de quatre projets aussi ambitieux qu’innovants : le recyclage de papier brouillon porté par l’entreprise Assewuntk, un balai multifonction de la mini entreprise « Innova Africa » gérée par les lycéens du Cours secondaire Ambouroué, un barbecue démontable issu de Meti HD du lycée technique national Omar Bongo et une remise à jour du packaging de l’Odika pour une meilleure hygiène. La présidente sortante de Junior Achievement, Chinwe Effiong, a salué ces créations lors de son discours d’ouverture : « Le plus important est l’ingéniosité de nos jeunes entrepreneurs. Nous saluons leur ténacité, leur inventivité et leur dévouement à l’esprit d’entreprenariat. » La conférence de presse a par ailleurs servi de cadre au lancement de la campagne « SorsÇa241 », initiée pour organiser le soutien aux équipes gabonaises en lice dans la compétition. Il s’agit d’une plateforme web dont l’inscription sert de soutien aux Gabonais engagés dans ce concours panafricain.

 

Mise en place d’une politique économique volontaire et ambitieuse

 

Quel est le secret de la réussite du Gabon dans un contexte morose (le rapport « Doing Business 2016 » de la Banque Mondiale est peu optimiste pour le continent africain, et prévoit des baisses de croissance dans la majorité des cas) ? Les observateurs s’accordent à dire que ce qui a permis au pays de tirer son épingle du jeu est la mise en place d’une politique volontaire et ambitieuse. Déterminé à garantir le principe de l’égalité des chances de tous et pour toute la population, Ali Bongo, le chef de l’Etat, a œuvré pour faire en sorte que les avancées sociales au mérite et au talent remplacent les privilèges et le népotisme qui avaient tant nui au pays. Les idées neuves pour le pays ont su être orientées et accompagnées par une politique publique ouverte mais exigeante, et les entreprises ont bénéficié d’un cadre idéal pour se développer. Une tendance apparue très tôt comparativement aux autres pays de la région. Dès son arrivée au pouvoir en 2009, le président Ali Bongo a mis en place une ligne de conduite progressiste, sous l’impulsion de son directeur de cabinet et proche, le Béninois Maixent Accrombessi. Celui que l’on surnomme « l’homme à la manœuvre » a en effet su convaincre le dirigeant de la nécessité de se moderniser pour assurer une visibilité positive des investisseurs et un développement interne de projets durables accru.

 

Cette stratégie porte aujourd’hui ses fruits. Au cours de la session « Transformer l’investissement en une croissance durable et inclusive » du New York Forum Africa 2014, M. Accrombessi avait eu l’occasion de développer en détail sa vision et les modalités assurant une croissance durable et inclusive. Confirmant le risque de « jobless growth » qui caractérise les pays dont l’économie se base sur les industries extractives, il préconise « une transformation structurelle », permise par le Plan Stratégique Gabon Emergent, qui passe par « deux axes majeurs : assurer une croissance créatrice d’emplois pour tous les Gabonais, à travers la transformation locale et la diversification de l’économie, et pérenniser cette croissance pour les générations futures en protégeant le capital naturel de notre pays. » Le bras droit du président de développer : « L’expérience gabonaise doit constituer une rupture, non seulement pour les pays vivant d’industries extractives, mais peut être également pour les pays développés, pour qui la croissance a souvent rimé avec la destruction du capital naturel. »

 

C’est ce projet pour le Gabon – que beaucoup au départ ont trouvé farfelu – qui a réussi à rendre le pays aussi attrayant, alors que le reste de l’Afrique continuait une fuite en avant animée par un développement à court terme au tournant des années 2010. Et les efforts ont été couronnés par une multiplication des implantations sur le territoire national. La dernière en date : le groupe Nespresso.

Publié le 15 décembre 2015 à 12 h 13 min par Emmanuel Samba

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