Le Pape François en visite en Centrafrique

Le Pape François en visite en Centrafrique

Le pape François est arrivé dimanche 29 novembre à Bangui pour une visite de deux jours dans la capitale de la Centrafrique. Cette visite est porteuse d’espoir dans un pays en proie à des violences religieuses. Il prévoit de se rendre à la mosquée de Koudoukou au Pk5, un quartier musulman exposé de la capitale centrafricaine.

 

Le pape François, accueilli triomphalement dimanche à Bangui. Il a tenu à venir en Centrafrique, malgré un climat sécuritaire volatile, confirmant ainsi qu’il s’agit d’un home de terrain. Il a demandé aux Centrafricains de résister à « la peur de l’autre », quelle que soit sa religion ou son ethnie, pour mettre fin aux violences intercommunautaires qui ont ensanglanté le pays depuis 2013. Cette visite de deux jours est la plus sensible de cette première tournée africaine pour François, qui a été au Kenya et en Ouganda en premier et second lieu.

 

Depuis son accession au siège papal, François n’au eu de cesse de prodiguer un message de paix et de réconciliation interreligieuse. De fait, la communauté musulmane attend également le pape avec faveur et espoir, dans un pays ou la religion est utilisée comme prétexte à une guerre civile ethnique aux proportions inquiétantes.

 

Après une visite à la mosquée Koudoukou, dans le quartier du PK-5, théâtre d’atrocités pendant les massacres intercommunautaires de la fin 2013, le pape gagnera le complexe sportif Barthélémy Boganda – stade qui peut accueillir 30 000 personnes – pour y célébrer sa dernière messe sur le sol africain. Il devrait lancer un dernier appel à cette nation à sortir de sa crise militaro-politique et morale. Malgré sa brièveté, une demi-heure environ, la cérémonie se voulait pour autant symboliquement importante comme un geste fort de confiance et de réconciliation, alors que la méfiance et la peur sont omniprésentes entre communautés.

 

Bangui est une petite ville et beaucoup de gens vont affluer de province et des pays voisins dimanche, ce qui demandera une gestion impeccable afin d’éviter des dérapages. Les Casques bleus (10.900 hommes) et la force française Sangaris (900) comme la police centrafricaine quadrillent la ville et le dispositif a été renforcé sur les sites où se rendra le pape, notamment l’enclave musulmane du PK5, le stade de 20.000 places et un camp de déplacés.

Publié le 1 décembre 2015 à 19 h 23 min par Marc Lallemand

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