Centrafrique : Samba-Panza promet un référendum et des présidentielles avant fin 2015

Centrafrique : Samba-Panza promet un référendum et des présidentielles avant fin 2015

Après avoir été reportés à plusieurs reprises à cause de la situation d’insécurité ambiante le référendum constitutionnel et le 1er tour des élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront avant la fin 2015, a annoncé samedi, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.

 

Afin de mettre un terme à deux ans d’une transition pour le moins chaotique, la RCA doit organiser d’ici la fin de l’année un référendum constitutionnel, et le 1er tour d’élections présidentielle et législatives. Ces échéances ont été plusieurs fois repoussées ces derniers mois, du fait de l’insécurité persistante dans le pays. « Je peux vous rassurer (et vous dire) que le référendum constitutionnel et le 1er tour des élections groupées (présidentielle et législatives) auront lieu avant la fin de l’année 2015 », a déclaré la présidente par intérim ce weekend. « Compte tenu des délais légaux, de la situation actuelle, il n’est pas possible d’organiser tout le processus électoral en 2015. Il faut être réaliste », a-t-elle néanmoins reconnu.

Catherine Samba-Panza, la présidente par intérim, affirme presser le pas pour la tenue de cette première phase des consultations avant fin 2015. Selon le dernier calendrier proposé par l’ANE, mais qui doit encore être confirmé officiellement, le référendum pourrait avoir lieu le 6 décembre, le 1er tour de la présidentielle et des législatives le 13 décembre, et un éventuel second tour le 24 janvier. En faisant pression pour hâter les scrutins, Samba-Panza cherche à gagner de vitesse les parties qui cherchent à saboter les élections. Les opposants à des consultations se retrouvent dans les deux camps rivaux, parmi les anti-Balaka (milices majoritairement chrétiennes) aussi bien que dans les rangs de l’ex-rébellion à majorité musulmane, Séléka.

 

Force est de constater un important regain de violence dans la capitale Bangui au cours des dernières semaines, avec plus de 90 personnes tuées depuis la fin septembre. Cette dernière vague de violences est « très préoccupante », reconnaissent de concert les autorités centrafricaines et la partie française. La communauté internationale, France en tête, pousse à des élections rapides. Mais beaucoup à Bangui s’inquiètent d’une surchauffe électorale et du contexte sécuritaire de nouveau explosif, avec un regain d’activité depuis la fin septembre des groupes armés et des tentatives de déstabilisation des fragiles institutions de la transition. La présidente par intérim compte sur ces scrutins pour rétablir la confiance entre les divers groupes opposés et faire tourner la page des terribles violences ethniques de 2013, qui ont fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

 

Publié le 4 novembre 2015 à 11 h 12 min par Jean-Yves Denis

Laisser un commentaire