Centrafrique : une nouvelle vague de violence fait 7 morts à Bangui

Centrafrique : une nouvelle vague de violence fait 7 morts à Bangui

Les violences ont repris de plus belle en Centrafrique. Depuis lundi, les autorités on déploré sept décès, alors que la tension est plus vive que jamais. Ce nouveau pic de violence fait suite à l’agression lundi 26 octobre de représentants d’une faction de l’ex-Séléka par des individus armés et l’attaque d’une délégation de l’Union pour la paix en Centrafrique.

 

« Le bilan provisoire est de 7 morts et un blessé dont le pronostic vital est aujourd’hui favorable », a déclaré le ministre de la Sécurité, Dominique Saïd Panguindji à la radio d’État. Les quatre premières victimes étaient des membres de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, une des factions de l’ex-rébellion Séléka), tuées lors d’une agression et les représailles contre des chrétiens ont ensuite fait trois autres morts – des vendeurs d’eau potable habitant Lakouanga.

 

C’est lors de la concertation nationale avec les autorités de transition à laquelle une délégation de l’UPC a assisté que des violences ont éclaté.D’après une source militaire sous couvert d’anonymat, ce sont des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, qui ont attaqué le taxi à bord duquel se trouvait la délégation de l’UPC sur la route de l’aéroport, avant d’enlever et de tuer ses occupants. C’est cette agression qui a mis le feu aux poudres.

 

La délégation, qui comprenait notamment Ahmat Nedjad (porte-parole), Mahamat Abdoulaye Garba (secrétaire général du bureau politique) et Youssoufa Hassan Bouba (deuxième coordinateur politique). Mardi, les habitants de Lakouanga, un quartier voisin du PK5, ont barricadé les principales avenues menant au centre ville pour protester contre ces nouvelles violences. Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

« Le gouvernement condamne cette violence inutile qui n’a pas d’autre but que d’instaurer la terreur et le chaos », estime le ministre de la Sécurité. La capitale avait connu une flambée de violence fin septembre, quand des affrontements avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme. Depuis, le niveau des violences a baissé mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, entraînant un nouveau report des élections.

 

Publié le 29 octobre 2015 à 10 h 36 min par Mathilde Grandjean

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