Le Cameroun bon élève de la COP21

Le Cameroun bon élève de la COP21

Le Cameroun a présenté une mouture non définitive de sa contribution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. A près d’un mois de l’ouverture de la COP21, la plupart des Etats se mobilisent autour des enjeux climatiques et même si le Cameroun n’est pas un gros pollueur il donne l’exemple avec un objectif de réduction de 32 % de ses émissions. Une ambition qui doit être accompagnée de mesures concrètes.

 

Le Cameroun n’est que le 148e pays si l’on se réfère au PIB par habitant. La pollution engendrée par cette Etat d’Afrique centrale est donc négligeable à l’échelle mondiale, mais le problème du réchauffement climatique est l’affaire de chacun et Yaoundé ne se défile pas devant ses responsabilités. Ainsi, la contribution présentée par les autorités – qui n’est pas encore définitive – prévoit des efforts substantiels pour réduire la pollution et éviter de contribuer à la diffusion de gaz à effet de serre.

 

Selon le scénario présenté, le Cameroun s’engage à « une réduction à hauteur de 32% de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) » à l’horizon 2035. Moins de vingt ans pour faire baisser de plus d’un tiers les émissions de GES, l’objectif est fort louable et est le fruit d’un vrai travail de réflexion des autorités. « Dans le scénario de référence, les émissions de GES atteindront 104 millions de tonnes de dioxyde de carbone ou équivalents (MtCO2equ) en 2035, soit une hausse de 166 % par rapport à 2010. Dans le scénario de la contribution prévue déterminée au plan national (CPDN), l’augmentation des émissions de GES est contenue à 71 MtCO2equ en 2035, soit une hausse de 82 % (seulement) par rapport à 2010 (39 MtCO2equ) ». Pour respecter l’ordre de marche, le développement des transports bas-carbone et une exploitation moins polluante des richesses sont de rigueur. De plus, le Cameroun mise sur les énergies renouvelables.

 

Concrètement, la production d’électricité doit être plus respectueuse de l’environnement avec un objectif de 26 % de baisse des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’année 2010. Aujourd’hui les énergies renouvelables représentent 1% du mix énergétique contre 25 % prévus en 2035. Le chemin à parcourir est long et devra se reposer principalement sur la micro-hydro, la biomasse et le solaire. Le Cameroun sonne le début de la transition énergétique et devra débloquer des moyens conséquents pour que les promesses soient relayées sur le terrain.

Publié le 21 octobre 2015 à 10 h 02 min par Jean-Yves Denis

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