La Chine place ses pions dans le cuivre congolais

La Chine place ses pions dans le cuivre congolais

 

Le cuivre fait décidément beaucoup parler en République démocratique du Congo ces derniers temps. Après l’annonce par la société suisse Glencore de l’arrêt de l’exploitation de la mine de Kamoto pour une durée de dix-huit mois minimum. Les autorités viennent de lever les objections concernant le changement de capital la société Kamoa Holding Limited et permettent ainsi au Chinois Zijin Mining de prendre le contrôle de la plus importante mine de cuivre du pays.

 

Si le cours du cuivre est en baisse depuis plusieurs mois et inquiète les pays producteurs tels que la RDC, le marché connaît des évolutions intéressantes qui vont dessiner l’avenir du secteur. Le géant Glencore a fait le choix d’arrêter l’exploitation de la mine de Kamoto afin d’aider au relèvement des prix, et de leur côté, les Chinois préparent eux aussi l’avenir mais d’une manière bien différente. Le groupe Zijin Mining vient de recevoir l’autorisation du gouvernement de prendre 49,5 % de la société Kamoa Holding Limited. Jusqu’à présent cette dernière était la propriété à 95 % du groupe canadien Ivanhoe et à 5 % de l’Etat congolais.

 

Lorsque cette opération de rachat avait été présentée en juin, les autorités s’y étaient opposées avant que la situation ne se débloque finalement trois mois plus tard. Le rachat négocié à hauteur de 412 millions de dollars aura bien donc lieu même si la participation de l’Etat congolais reste encore à définir. En effet, les autorités du pays ont contractuellement le droit d’augmenter leur part de 15 % au sein de Kamoa Holding Limited. Les conditions sont encore à définir, mais l’Etat a promis d’associer le groupe Zijin Mining afin qu’aucune partie ne soit lésée.

 

Il faut dire qu’une bonne entente est un gage de réussite pour l’entreprise. Certes, le cours du cuivre est au creux de la vague, mais en refondant le capital de l’entreprise exploitante, les acteurs préparent l’avenir et mise sur une remontée des matières premières à terme. Le géant chinois adopte cette stratégie et acquiert des actifs moins chers en ces temps difficiles. La force de frappe de Zijin Mining est forte puisque le chiffre d’affaires a été de 9,47 milliards de dollars pour l’exercice 2014. Outre le cuivre, l’entreprise chinoise exploite l’or, des minerais de fer et des métaux de base.

Publié le 24 septembre 2015 à 10 h 00 min par Laurent Fronsac

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