Fin de l’enquête sur Teodorin Obiang

Fin de l’enquête sur Teodorin Obiang

Dans l’affaire dite des « biens mal acquis », Teodorin Obiang, fils du président en exercice attend la réponse de la justice française. Soupçonné de s’être enrichi illégalement et d’avoir acheté des biens somptueux en France avec cet argent illégalement perçu, Teodorin Obiang fait l’objet d’une instruction depuis début 2014, désormais close. Le renvoi ou non en correctionnel est attendu prochainement.

 

Des sources proches du dossier des biens mal acquis viennent d’affirmer à l’AFP que l’instruction contre le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, était close depuis le 11 août dernier. Une enquête terminée qui signifie que la balle est dans le camp de la justice française qui doit décider du renvoi en correctionnel ou de l’abandon de la procédure. En détails, le Parquet national financier doit rendre ses réquisitions lesquelles précéderont la décision du juge. Pour rappel Teodorin Obiang a été mis en examen en mars 2014 pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.

Grâce à l’argent qui aurait été détourné des caisses de l’Etat équato-guinéen, l’actuel second Vice-président du pays aurait pu se constituer «  un patrimoine immobilier et mobilier conséquent estimé à plusieurs centaines de millions d’euros » pour reprendre les propos d’une source anonyme citée dans la presse. Parmi ce patrimoine, un hôtel particulier situé avenue Foch à Paris avait fait couler beaucoup d’encre lorsque la perquisition avait duré plusieurs jours en raison de la taille de l’édifice et du nombre d’objets accumulés par Teodorin Obiang.

Se retranchant derrière son statut de Vice-président de Guinée équatoriale, l’homme a toujours refusé de se rendre aux différentes convocations et ne semble pas vouloir changer de stratégie au moins jusqu’à ce que la cours de cassation se prononce sur ce point capital de la procédure. La décision est attendue sous peu. Le dossier ne s’arrête pas là puisque la Société Générale a reçu le statut de témoin assisté en juillet dernier. Une partie des fonds sur lesquels se sont penchés les enquêteurs ont transité via la filiale équato-guinéenne (SGBGE) de la banque française et le rôle précis de l’institution bancaire intéresse fortement la justice.

Publié le 11 septembre 2015 à 10 h 04 min par Léa Duval

Laisser un commentaire