La RDC s’attire les foudres de la communauté internationale

La RDC s’attire les foudres de la communauté internationale

Les relations entre la République démocratique du Congo et la communauté internationale se refroidissent à mesure qu’une série d’élections qui déboucheront sur la présidentielle et les législatives approchent. Le président Joseph Kabila est soupçonné de vouloir se maintenir au pouvoir bien que la Constitution le lui interdise. Le contexte politique est tendu et il n’est pas certain que le dernier appel au respect du calendrier électoral soit entendu.

 

 

Les envoyés spéciaux et représentants internationaux pour les Grands Lacs (ONU, Union africaine, États-Unis, Union européenne, Belgique) ont été pour le moins explicites dans leur dernier communiqué livré à la presse le 4 septembre dernier. Très inquiets à quelques semaines d’un long processus électoral qui verra les élus locaux puis nationaux être soumis à la décision populaire, les diplomates ont de sérieux doutes quant au bon respect du calendrier. L’envoyé spécial de Barack Obama pour la région des Grands Lacs a déclaré : « Nous sommes résolument engagés à soutenir la République démocratique du Congo et ces élections historiques. Mais le processus doit respecter le cadre constitutionnel, à la fois en ce qui concerne les délais pour les scrutins, mais aussi leur transparence. Pour atteindre cet objectif, il faut que des progrès soient accomplis très vite et notamment sur le calendrier ».

 

La mise en garde est sérieuse tout comme les indices qui font penser à une volonté présidentielle de rester au pouvoir même si, pour le moment, la Constitution congolaise l’en empêche. En juin, Joseph Kabila a entrepris des consultations politiques afin de s’assurer d’ « élections apaisées ». L’opposition y voit une manœuvre politicienne dilatoire qui vise à assurer une présidence plus longue que ce qui est prévu par la norme suprême du pays. En poste depuis 2001, Joseph Kabila est censé s’effacer en décembre 2016 à l’issu de nouvelles élections présidentielles.

 

Les élections « sont d’une grande importance pour la poursuite du développement et du renforcement de la sécurité. Ces élections, avec l’appui de la Communauté internationale, devraient être transparentes, crédibles et inclusives ». L’organisation des élections prend un certain retard et au cours de ces derniers mois plusieurs opposants ont été arrêtés. La communauté internationale a les yeux fixés sur la RDC, mais cela suffira-t-il assurer le bon respect du calendrier électoral ?

Publié le 7 septembre 2015 à 10 h 05 min par Laurent Fronsac

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