Le Cameroun : nouvelle plaque tournante du trafic de drogue

Le Cameroun : nouvelle plaque tournante du trafic de drogue

Les autorités camerounaises viennent de démanteler un réseau à Bana qui, selon les estimations, produisait 100 kilos de chanvre indien par an. Cette opération des services de police sonne comme un rappel dans un pays qui doit faire face à la montée des narcotrafics. Le port de Douala est particulièrement exposé, mais plus qu’une plaque tournante mondiale, le Cameroun voit une partie de sa population se laisser peu à peu griser par l’appel de la drogue.

 

Dans la grande toile que constitue le trafic de drogue à l’échelle mondiale, le Cameroun prend une place de plus en plus importantes ces dernières années. Plaque tournante en Afrique centrale, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) jugeait déjà dans son rapport annuel de 2012 que le Cameroun était un des principaux pays où transitait la drogue sur le continent. Une analyse confirmée en juillet dernier dans un rapport du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) qui affirme que le pays est « la plaque tournante des stupéfiants en Afrique centrale ».

 

Le port de Douala est très exposé avec de la drogue qui y transite en provenance d’Afrique de l’Ouest (Nigeria notamment). Au cours des quatre dernières années, les saisies réalisées sont impressionnantes : 65,275 kg d’héroïne, 1,931 kg de cocaïne et 2,705 kg d’opium. Malheureusement, le Cameroun n’est pas qu’une plaque tournante du trafic de drogue, les populations sont de plus en plus exposées à commencer par les enfants sans toit.

 

Le Tramol fait des ravages. Cette drogue très abordable se trouve facilement auprès des vendeurs ambulants de médicaments qui sillonnent les routes. Les habitants savent comment s’en procurer et de nombreux travailleurs en consomment régulièrement afin de leur « donner de l’énergie ». Une énergie qui fait des émules dans les prisons car la consommation de drogue y est particulièrement importante. Les efforts pour lutter contre le trafic de drogue doivent se faire plus importants encore si le pays ne veut pas sombrer pas à pas dans ce fléau.

Publié le 19 août 2015 à 10 h 01 min par Léa Duval

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