L’Afrique centrale se mobilise en faveur de son système routier

Les routes ont une importance capitale pour l’économie et les interactions humaines. Dépassant les frontières artificielles créées par l’homme, elles permettent une mise en relation enrichissante sur tous les plans. Mais faut-il encore que l’état du système routier le permette. C’est toute la problématique sur laquelle s’est penchée l’Association des Fonds d’entretien routier africain (Afera) réunie du 11 au 13 août à Yaoundé.  

 

Sept Etats se sont retrouvés cette semaine sous les auspices du Fonds d’entretien routier africain parmi lesquels de nombreux pays d’Afrique centrale (Congo, RDC, Cameroun, Tchad, Burundi, Gabon et République centrafricaine). L’objectif de cette neuvième réunion étant de faire un bilan de l’état des routes et de travailler à leur préservation. L’intitulé du thème était pour le moins explicite : « Viabilité des infrastructures de transport et intégration régionale en Afrique centrale : défis et réalités ». Deux réponses principales semblent se dégager de cette problématique.

 

Afin de préserver autant que faire se peut les routes et ne pas accélérer leur détérioration, les experts réunis à Yaoundé ont préconisé l’instauration de péages communs à l’ensemble de la sous-région et la création de pesages routiers. Les surcharges deviendront ainsi l’exception et non la norme et les routes se dégraderont à un rythme plus lent. Les travaux de rénovation nécessaires seront donc moins nombreux et les fonds pourront être utilisés autrement. Une chose indispensable quand on sait que seuls 40 % des besoins de financement en Afrique sont assurés dans ce domaine.

 

Une des difficultés soulignées à l’occasion de la réunion est la nature des routes. Nombre d’entre elles sont en terre et il avait été décidé de créer un fonds routier destiné aux pays concernés grâce à une prise en charge plus adéquate. Les autorités hôtes ont souligné les différents projets que ce Fonds a permis de débloquer au Cameroun. Le plus important étant peut-être celui de la route nationale N°2 qui relie Yaoundé à Ebolowa. La mobilisation des pouvoirs publics en faveur des routes est donc transnationale. Les bons résultats de cette mobilisation ne seront visibles à long terme qu’avec une bonne gestion des ressources financières disponibles.

Publié le 15 août 2015 à 10 h 02 min par Laurent Fronsac

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