L’Afrique centrale se mobilise en faveur de la COP21

L’Afrique centrale se mobilise en faveur de la COP21

La grande Conférence sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre prochain mobilise les énergies à travers la planète. Dernière contribution qui a été scrutée avec attention, celle des Etats-Unis. Si la volonté des plus grands pays de lutter contre le réchauffement climatique est une condition sine qua non d’un succès, les contributions des autres Etats sont essentielles. L’Afrique centrale semble devoir jouer le jeu de la lutte en faveur du climat.

 

Preuve que la région est sensibilisée à cette question existentielle, le Gabon a été le premier pays africain à sa contribution aux Nations unies avec en prime un objectif très ambitieux de diminuer de moitié les émission de gaz à effet de serre d’ici à 2025. Le pays est très enthousiaste, mais Tanguy Gahouma, conseiller du président Ali Bongo et secrétaire permanent du Conseil National Climat du Gabon souligne que le processus de négociations est aujourd’hui « inadapté à l’urgence de la question […]. Aujourd’hui, la négociation est un métier au lieu d’être une question urgente à régler. La responsabilité est commune, différenciée, mais elle est partagée ».

 

 

De partage il en est question puisque les pays d’Afrique centrale se sont mis d’accord en juillet dernier sur des positions et propositions communes qui seront soumises lors de la COP21. ONG et parlementaires de la région se sont accordés sur un texte long de six pages dans lequel les pays du Nord sont pointés du doigt. Anaclet Bissielo, président du forum de Libreville explique que la « déclaration met l’accent sur la responsabilité des Etats du Nord dans les évolutions climatiques qui nous menacent aujourd’hui. La déclaration revient aussi sur le fait que ces risques climatiques pèsent davantage sur le continent africain et sur les populations pauvres. En conséquence, est posé le problème de la péréquation, le niveau de contribution selon que l’on est principal pollueur ou grand pollueur ». Une question importante dont les principaux pays ne pourront pas faire l’économie.

 

 

L’attitude positive et résolue des pays d’Afrique centrale est une excellente nouvelle car la région abrite le second poumon de la planète derrière l’Amazonie. La prise de consciences des enjeux climatiques aux conséquences économiques et sociales parfois dramatiques. La région est un moteur du continent africain dans ce domaine et une mobilisation concertée aura un réel impact sur le résultat final des négociations. Si les pays africains ne peuvent pas encore changer la donne à eux seuls, leur attitude influencera grandement l’avenir du climat mondial.

Publié le 6 août 2015 à 10 h 04 min par Léa Duval

Laisser un commentaire