Route Brazzaville-Kinkala : une sécurité en cours d’amélioration

Route Brazzaville-Kinkala : une sécurité en cours d’amélioration

Au Congo, la route qui relie Brazzaville à Kinkala n’a pas bonne réputation. Etroite, mal éclairée et donc dangereuse, les conducteurs savent que la moindre faute de vigilance peut se payer cher. Les travaux de signalisation entamés en 2012 afin de rendre cet axe routier moins dangereux ont été arrêtés, mais les autorités font le forcing pour rendre les installations plus sûres.

 

En 2012, l’entreprise Congolaise de travaux et d’aménagement (CTA) a été chargée de travaux pour améliorer la sécurité de la route entre Brazzaville et Kinkala. Une mission qui a été remplie avec succès, mais seulement sur le tronçon entre Kinkala et la localité de Soumouna. Remy Kebanou, responsable de la CTA assure que l’installation de réflecteurs a augmenté la visibilité pendant la nuit et en cas de pluie et de brouillard. « Installer des réflecteurs diminue les risques d’accident ». La maintenance constitue un problème récurrent pour les grandes infrastructures « Souvent, les sociétés exécutant les travaux de construction de routes font des marquages juste pour la beauté de la route. Elles ne respectent pas les normes de la sécurité routière. Ce qui importe c’est mettre en place une signalisation conforme au code de la route pour sécuriser les usagers  et la population ».

 

Le travail a donc été bien fait, mais seulement à moitié. Pour remédier à cela, les autorités sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso ont entrepris fin juin dernier le bitumage du tronçon entre Kinkala et Mindouli augmentant ainsi de 65 kilomètres le trajet fait dans de bonnes conditions entre Kinkala et la capitale. Les travaux dureront un peu moins de trois ans et sont cofinancés par l’Etat congolais et l’Union européenne (dans le cadre du Fonds européen pour le développement). L’enveloppe total est de 37,6 milliards de francs CFA et l’Etat congolais prend environ deux tiers à sa charge.

 

Les édiles ne cachent pas leur enthousiasme car la route n’est pas un simple axe qui facilite les échanges et profite à l’économie. Jean-Michel Shanga, préfet du Pool souligne que « la route est un facteur d’union. La route est un facteur de développement. La route est un facteur de lutte contre la pauvreté. Elle est, en même temps, un facteur pour le maintien de la paix. Donc, je pense qu’aujourd’hui, je suis très content. La route permet de cimenter l’union entre les Congolais, entre les gens du Pool et entre les départements ».

Publié le 4 août 2015 à 10 h 03 min par Mathilde Grandjean

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