Le Gabon soigne sa prise en charge pédiatrique du SIDA

Le Gabon soigne sa prise en charge pédiatrique du SIDA

Le Gabon poursuit ses efforts contre le SIDA et notamment dans le domaine de la prise en charge pédiatrique. Selon l’ONUSIDA environ 4 000 enfants gabonais de moins de 14 ans vivent avec le VIH. Vendredi 10 juillet se concluait un atelier à Libreville au cours duquel le rapport d’analyse sur la prise en charge pédiatrique du VIH a été validé.

 

Réuni du 8 au 10 juillet dernier, l’atelier auquel a notamment participé le docteur Raïssa Okouyi – directeur du programme national de lutte contre les IST et le VIH – a été l’occasion d’identifier les activités prioritaires pour permettre une meilleure prise en charge pédiatrique du SIDA. Il y a environ 4 000 enfants séropositifs au Gabon, et à fléau malheureusement universel, une réponse plus décentralisée est préconisée. Cela réduirait le nombre d’individus perdus de vue et désengorgerait les Centres de traitement ambulatoires (CTA). Une implication plus importante des pédiatres est également souhaitée et un guide pratique va être diffusé, mais cela a un coût.

 

Pour mener une lutte efficace, l’augmentation des budgets alloués est attendue. Les équipements sanitaires coûtent cher et une enveloppe conséquente en direction des acteurs de la lutte contre le Sida est espérée et demandée. Au cours de l’atelier a été validé le rapport relatif à la prise en charge pédiatrique qui devrait permettre la prise en charge des nouveau-nés infectés ainsi que des mères malades.

 

Pour le docteur Raïssa Okouyi, le bilan est très positif puisque l’atelier aura permis en premier lieu de mettre en exergues les forces et les faiblisses de la prise en charge pédiatrique du VIH, mais aussi « de relever les principaux goulots d’étranglement qui entravent la mise en œuvre des interventions spécifiques dans les formations sanitaires et dans la communauté ». Le Gabon réfléchit donc et prend les mesures nécessaires à une meilleure prévention et prise en charge du virus du SIDA chez les enfants. Trop souvent laissés pour comptes, les plus jeunes ne sont pas mis de côté par les autorités sanitaires du pays.

Publié le 23 juillet 2015 à 10 h 04 min par Léa Duval

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