La BEI veut ouvrir des bureaux au Cameroun

La Banque européenne d’investissement entend ouvrir des bureaux dans cinq nouvelles villes africaines, notamment Addis-Abeba (Éthiopie), Yaoundé (Cameroun), Abidjan (Côte d’Ivoire), Lusaka (Zambie) et Maputo (Mozambique) d’ici à la fin 2016. L’objectif est d’augmenter son exposition à un continent où les besoins de financement des infrastructures demeurent très élevés.

 

Une mission de la Banque européenne d’investissement (BEI) s’était rendue au Cameroun en mars dernier, avec pour objectif de négocier, entre autres, le projet d’accord de siège pour le bureau régional de l’institution. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, selon les services compétents de ce département, avait alors assuré de la « bonne évolution du dossier » pour une ouverture « fixée avant la fin de l’année 2015 ». Promesse tenue. « Nous allons ouvrir un bureau dans la capitale camerounaise Yaoundé d’ici fin 2015 » a confirmé Pim van Ballekom, vice-président de l’institution.

 

La Banque européenne d’investissement compte doubler d’ici à la fin 2016 le nombre de ses bureaux en Afrique. L’institution financière des pays de l’Union européenne, qui dispose déjà de six représentations sur le continent – Pretoria, Dakar, Le Caire, Nairobi, Tunis et Rabat – entend s’installer dans cinq autres métropoles africaines d’ici à la fin 2016, a indiqué à Bloomberg Pim van Ballekom. M. Ballekom qui s’exprimait à Addis-Abeba, où la BEI a inauguré un bureau le 15 juillet, a également précisé que « le continent recèle de nombreuses opportunités d’investissement dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’assainissement et de l’agriculture. »

 

La BEI n’investit actuellement que 2,5 milliards d’euros par an en Afrique chaque année sur un portefeuille global de 80 milliards d’euros. « Nous pourrions investir 10 milliards d’euros par an sur ce continent, mais cela dépendra de la volonté des actionnaires », a indiqué M. Ballekom. Ces derniers sont les pays membres de l’UE, au premier rang de ceux-ci l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie (16,11 % du capital chacun), suivis de l’Espagne (9,66 %), de la Hollande et de la Belgique (4,46 % chacun).

 

« L’Afrique est en croissance rapide. […] Il existe de nombreuses possibilités d’investissement dans l’énergie, l’eau, l’assainissement et l’agriculture. » Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique devrait enregistrer une croissance économique de 5% en en 2016, tandis que les investissements directs étrangers atteindraient 73,5 milliards de dollars.

 

Au Cameroun, les principaux chantiers ayant besoin de financements, placés sous la forme du partenariat public-privé (PPP), sont la 2ème phase du projet d’autoroute Douala-Yaoundé, le projet de contournement de la capitale, Yaoundé, ainsi que le projet d’aménagement d’une zone économique dans le Nkam, situé dans la région du Littoral. La BEI a jusqu’à maintenant surtout axé ses participations dans les secteurs industriel, du tourisme et de l’énergie à ce jour estimés à quelque 266.662 milliards FCFA.

 

 

Publié le 18 juillet 2015 à 10 h 51 min par Léa Duval

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