Inauguration du siège des épiscopats d’Afrique centrale à Brazzaville

Inauguration du siège des épiscopats d’Afrique centrale à Brazzaville

La plus haute institution catholique d’Afrique centrale, l’Association des conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACERAC), vient de se doter d’un siège. Situé à Brazzavillederrière la place Mariale de la cathédrale Sacré Cœur, ce siège imposant a été inauguré par le président Sassou NGuesso, ce 14 juillet 2015.

 

Financés à hauteur de 9 milliards 606 millions 862 mille 301 FCFA par le budget de l’Etat congolais, les travaux de construction du nouveau siège de l’ ACERAC avaient tout pour impressionner. Le nouveau siège de l’ACERAC est bâti sur une superficie de 8 366m2, on y trouve deux salles de conférences de 250 sièges et de 150 places pour les réunions. Il compte 62 chambres standards, 12 chambres de luxe dont trois suites. Cadre de vie, de prière et de travail pour les évêques de la sous-région d’Afrique centrale,pendant leur séjour à Brazzaville, ce joyau architectural est aussi un hôtel partiellement ouvert au grand public. L’imposante œuvre architecturale est la réalisation d’une promesse du président Denis Sassou NGuesso en 2013.

 

Le centre se divise en deux bâtiments. Le bâtiment principal compte, outre le premier et le deuxième niveaux réservés, entre autres, au réfectoire et aux réunions, le troisième et quatrième niveaux abritent les chambres et des suites sont situées au cinquième étage avec terrasses accessibles qui dominent le quartier de la cathédrale, avec une vue plongeante sur le fleuve Congo et le centre-ville de Brazzaville. Le deuxième bâtiment est administratif. Le premier étage de ce bâtiment offre un réfectoire, une cuisine, quatre appartements et trois chambres. Le deuxième étage est doté d’un local technique qui abrite la réserve d’eau d’une capacité de 324m3 pour prévenir des incendies. Au rez-de-chaussée de ce bâtiment, on trouve une chapelle.

 

Haut de gamme, le siège de l’ACERAC a été construit par la société chinoise BRCC (société anonyme de développement et de construction de Beijing) pendant 23 mois. Présentant les caractéristiques de ce bâtiment, considéré comme une arche de paix et le socle de l’unité des filles et fils d’une même communauté et d’une même contrée capables de diffuser des valeurs intrinsèques pour la quête de l’harmonie, Jean Jacques Bouya a précisé que « Par sa capacité, ce complexe moderne aplanit de facto les difficultés d’hébergement jadis connues par l’église. Ce somptueux cadre de travail, nanti de commodités intégrant une kyrielle de technologies, rentabilisera le travail des hommes de Dieu. » Le Président Denis Sassou N’Guesso a, une fois de plus, mis en valeur la place et le rôle de l’Eglise dans la société. Le Chef de l’Etat congolais, faut-il le rappeler, avait remis son pays à Dieu. Et, il toujours apporté sa contribution pour relever les défis des multiples sollicitudes. On peut citer la réhabilitation de la Basilique Sainte Anne de Brazzaville et toutes les aumônes dans la maison de Dieu.

 

L’ACERAC a vu le jour le 29 novembre 1963 par les évêques originaires de l’Afrique équatoriale de l’époque, à travers les six conférences épiscopales de la région Afrique centrale, à savoir, le Congo, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, à Rome pendant la célébration du Concile Vatican II.
Les archevêques et évêques du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad, s’étaient ensuite réunis à Yaoundé au Cameroun pour transformer l’ancien organe en Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACÉRAC). Elle est actuellement présidée par l’évêque camerounais Paul Mbiya en remplacement de Mgr Louis Portella-Mbuyu.

 

 

 

Publié le 17 juillet 2015 à 13 h 28 min par Jean-Yves Denis

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