Boko Haram frappe au marché central de N’Djamena

Boko Haram frappe au marché central de N’Djamena

Le samedi 11 juillet à 8h45, la capitale du Tchad a une nouvelle fois été frappée par un attentat suicide revendiqué par Boko Haram. Un kamikaze vêtu d’une burqa s’est fait explosé alors que les forces de sécurité lui demandaient de se découvrir. Le bilan est de 16 morts et de 80 blessés. Le marché central de N’Djamena s’est transformé en un lieu de carnage. Une réponse inhumaine des terroristes aux efforts militaires du Tchad qui a infligé des revers au groupe islamiste.

 

Malgré un dispositif sécuritaire largement renforcé depuis le début de l’année, le Tchad ne peut prévenir tous les attentats que prépare Boko Haram. Si ce pays à majorité musulmane est la cible du groupe islamiste cela est dû au fait que l’Etat est en pointe dans la lutte contre Boko Haram. L’attentat a été revendiqué sur le réseau social Twitter par l’Etat Islamique Province d’Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire le nouveau nom officiel de Boko Haram depuis que le groupe a prêté allégeance à Daech. Ce n’est pas la première fois que la capitale est frappée de plein fouet par un attentat suicide, mais les images horribles des corps mutilés sur un marché central bondé glacent le sang et rappellent que la lutte contre le terrorisme est un combat de tous les instants.

 

C’est en voulant pénétrer sur le marché central de N’Djamena que le terroriste a déclenché sa ceinture d’explosif. Caché sous une burqa, l’homme n’a pas pu entrer dans l’enceinte même du marché car un officier lui a demandé de se découvrir. Repéré, le terroriste s’est alors fait sauté entraînant la mort de 15 innocents et blessant 80 autres personnes. Il est très difficile pour les autorités d’enrayer ce type d’attaques meurtrières. Déjà le double attentat perpétré le 15 juin à l’école de police et au commissariat central avait fait 38 morts.

 

Les autorités tchadiennes avaient alors décidé d’interdire totalement le port de la burqa pour essayer d’enrayer les attaques de ce genre. Une mesure peu populaire, mais qui s’avère aujourd’hui nécessaire. Le porte-parole de la police a déclaré peu après l’attentat de ce samedi que « désormais, toute personne qui refuse de se soumettre à la loi sera automatiquement arrêtée et traduite devant la justice, a-t-il prévenu. Les forces de sécurité ont été instruites par le gouvernement pour faire appliquer à la lettre toutes les décisions prises par le comité ad hoc de crise. »

Publié le 13 juillet 2015 à 10 h 02 min par Laurent Fronsac

Laisser un commentaire