Lagos se donne des poumons

Lagos se donne des poumons

Lagos, capitale de l’Angola change peu à peu de visage. Mégalopole de vingt millions d’habitants soumise à aucun plan d’urbanisation, Lagos a tente aujourd’hui de se repenser en remettant des touches de verdures dans tous les endroits qui peuvent accueillir quelques mètres carrés de verts. L’objectif est de donner à la ville des poumons et rendre la vie urbaine plus agréable pour une population perdue dans un désert de béton.

 

Libréation.ma publie un bel article dans lequel on prend conscience qu’une ville est un organisme vivant. Lagos ne fait pas exception et comme tout organisme, la ville croît, peut se détériorer, mais aussi s’améliorer. C’est ce qui se passe aujourd’hui après des années d’urbanisme galopant sans aucun plan général. En 15 ans, ce sont 80 micro-parcs qui ont vu le jour dans la capitale aux vingt millions d’âmes. Les moindres langues de terre sous les points et ronds points sont pris d’assaut par la verdure.

 

Le parc Ndubuisi Kanu est pris comme exemple (typique) de ce nouveau développement urbain à visage humain. Pelouse bien entretenue, terrain de basket et aire de jeu et deux buvettes permettent aux habitants du quartier de sortir du gris bétonné de la vie quotidienne. Les familles s’y retrouvent désormais à l’occasion de fêtes d’anniversaire ou juste pour jouir d’un moment de tranquillité dans un petit havre de paix au cœur de la jungle urbaine. L’apparition de ces micro-espaces verts « pourrait peut-être aider à lutter contre un problème nouveau et croissant au Nigeria : l’obésité ». Un nouveau mal à Lagos qui touche de plus en plus les enfants et les adolescents selon une étude publiée en 2012 et co-réalisée par le département de pédiatrie de l’Université de Lagos et l’hôpital universitaire de la ville.

 

Les micro-parcs se développent, mais il sera compliqué de léguer aux habitants de grands espaces verts tant le prix du terrain est élevé. C’est pour cette même raison que les parcs ont été peu à peu bétonnés lors de la période de la junte militaire. Avec une population qui ne cesse d’augmenter, les prix sont de plus en plus élevés et rendent difficilement imaginable que les autorités « sacrifient » de l’espace au profit de terrains verts. Une vision de court-termiste que l’on peut déplorer tant une ville reste un être vivant qui a besoin de poumons écologiques et sociaux.

Publié le 2 juillet 2015 à 10 h 00 min par Léa Duval

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