Le Bassin du Congo prêt pour le tourisme vert ?

Le Bassin du Congo prêt pour le tourisme vert ?

Deux millions de kilomètres carrés. Telle est l’immensité de la forêt du Bassin du Congo. Six pays et plus de 90 millions d’habitants « se partagent » ce trésor mondial en proie à la déforestation. Le besoin de ressources fait peser de graves menaces sur cet écosystème extraordinaire où la biodiversité n’est pas un vain mot. 20 % de la superficie totale de la forêt est aujourd’hui consacrée à l’exploitation du bois et sortir de cette dépendance est compliqué car elle représente souvent la seconde source économique de la plupart des pays de la région.

 

Mais exploitation à court terme ne vaut pas développement durable et pérenne. Les responsables politiques régionaux le savent comme l’illustrent les déclarations tenues à l’issue de la 15e réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) à Yaoundé. Pour Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable, « la gestion durable des ressources forestières offre à notre sous-région des opportunités pour la diversification économique par l’émergence d’une économie verte, un concept apparemment nouveau. Mais des exemples sont déjà nombreux dans le secteur forestier ». Des exemples, certes pas isolés, mais qui doivent être renforcés et passer à une échelle et un rythme supérieurs.

 

Le tourisme écologique pourrait sortir son épingle du jeu avec une mise en valeur efficace des aires protégées qui pourraient drainer un flux touristique non négligeable, mais régulées, afin de ne pas sombrer dans un tourisme de masse impossible à satisfaire sur le long terme. Les besoins de financement pour mener à bien toute une gamme de projets en ce sens sont importants et la Banque Africaine de Développement est appelée à participer activement à la mise en valeur d’un tourisme vert et d’une exploitation responsable des ressources forestières.

Publié le 23 juin 2015 à 10 h 04 min par Jean-Yves Denis

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