RDC : LA MONUSCO fête ses 15 ans de présence

RDC : LA MONUSCO fête ses 15 ans de présence

Quinze années. Voilà quinze ans que l’ONU a déployé des casques bleus en République démocratique du Congo et malgré une présence d’une longueur exceptionnelle, le pays est toujours en proie à une véritable instabilité. Acteur central du jeu congolais, la Mission de l’ONU pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) sert de relai entre le Gouvernement et l’opposition qui ont toujours du mal à se parler.

 

La République démocratique du Congo abrite aujourd’hui une force onusienne de 20 000 hommes, un dispositif impressionnant surtout au regard de la longueur de sa mission. Mais quelle mission au juste ? Le chef de la MONUSCO estime qu’il est « temps de réfléchir sur la fonction de la MONUSCO » dans le pays. Il est vraiment temps de commencer à partir progressivement » a récemment confié Martin Kobler. Venu pour pacifier le pays et protéger les populations civiles, la mission première n’est toujours pas entièrement remplie comme l’illustre les massacres qui ont lieu de manière épisodique dans le Nord-Kivu. Depuis le mois d’octobre dernier, environ 400 personnes ont été massacrées.

 

Les relations entre les autorités congolaises et la MONUSCO ne sont pas simples et des tensions se font jour en raison de crimes dénoncés par le personnel onusien et qui met à mal les forces de sécurité légales. Ainsi, Kinshasa a demandé en automne 2014 que le du chef du bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme (BCNUDH) soit expulsé après la parution d’un rapport faisant état de l’exécution de neuf personnes lors d’une opération policière menée de la fin 2013 à février 2014.

 

Des relations parfois compliquées donc, mais indispensables pour faire le pont entre le pouvoir et l’opposition. Cette dernière demande au président Kabila d’établir un dialogue inclusif et une médiation internationale. Le chef de l’Etat serait d’ailleurs favorable à « confier une mission de bons offices à Martin Kobler » afin d’éviter une escalade de tensions alors que le pays connaît une crise politique susceptible de dégénérer avec les prochaines élections. La communauté internationale semble donc devoir jouer un rôle encore important et prolongé en RDC.

Publié le 7 juin 2015 à 10 h 06 min par Emmanuel Samba

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