Préservation de la forêt : l’exemple gabonais

Préservation de la forêt : l’exemple gabonais

Le Gabon se distingue depuis une décennie pour sa politique en faveur de la préservation de l’environnement et particulièrement de la forêt qui s’étend sur 87 % de son territoire. En mars dernier, le Gabon a d’ailleurs été le premier pays africain à dévoiler sa contribution – dans le cadre de la prochaine COP21 – pour lutter contre le réchauffement climatique. Le pays fait des efforts substantiels, mais la partie n’est pas encore gagnée.

 

Le Gabon n’est pas le pays le plus connu de Centrafrique, mais pourtant il commence à se faire une réputation dans l’excellence environnementale. Il faut dire que les autorités ont conscience de leur responsabilité avec une forêt gabonaise qui couvre 22 milliards d’hectares, soit 87 % de son territoire. Au même titre que la forêt amazonienne, le Gabon est un poumon de l’humanité et abrite 10 000 espèces végétales qui attisent les convoitises de l’industrie pharmaceutique et du tourisme. Comment faire pour assurer un développement économique digne de ce nom sans mettre à mal un écosystème fragile et indispensable au-delà des frontières de ce petit pays de 1,8 millions d’habitants.

 

A la croisée des chemins, le Gabon doit décider de son avenir économique et environnemental. Aujourd’hui la moitié des recettes de l’Etat est issue de l’exploitation du pétrole, mais cette manne est en sursis avec une production qui baisse de 5 % par an et des prix en chute libre qui ont une répercussion directe sur le Budget. Le Gouvernement doit penser une nouvelle manière d’assurer un bon développement économique et humain et la forêt est dans tous les esprits. L’exploitation des ressources naturelles peut se faire, mais avec un souci écologique souvent absent des réflexions dans les autres pays.

 

Cette consience environnementale remonte à 2002 et la rencontre entre le président Omar Bongo et Lee White, directeur de la Wildlife Conservation Society (WCS) au Gabon. L’ONG reconnue internationalement pour la qualité de ses travaux travaille depuis main dans la main avec les autorités et souffle certaines lois qui permettent de préserver l’environnement. Aujourd’hui, la volonté de développer l’agriculture encore naissante dans ce pays représente une menace directe. Mal géré, le développement de cette activité pourrait couter cher à la forêt. Les ONG donc la WCS veillent et ce sont les espaces peu boisés qui ont été retenus. Reste à s’assurer qu’il n’y aura pas de surexploitation qui serait comme une cicatrice dans un pays décidément pas comme les autres.

Publié le 6 juin 2015 à 10 h 03 min par Laurent Fronsac

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