La République du Congo se met à l’électrique

La République du Congo se met à l’électrique

Il y a eu un premier engagement qui a permis l’installation de ligne de Bluebus à Pointe-Noire. Désormais il faudra aussi compte avec les Bluecars. Avant la fin du mois de juin, le groupe français Bolloré s’est engagé à livrer une soixantaine des véhicules électriques, qu’il développé. Ils seront ensuite mis à dispensation de la population à Brazzaville, la capitale de la République du Congo. Ces deux contrats annonce un multitude d’apports par le groupe dan différents domaines afin de décarboner le développement du pays.

 

Après la Guinée, le Togo, le Bénin et le Niger, le Congo va bientôt être le prochain pays africain à rouler à l’électrique. Un premier chargement de huit bus électriques a été livré au port de Pointe-Noire le 27 mai. L’activité pétrolière et de ce port en eau profonde, en faisait un terrain d’expérimentation idéal pour ce nouveau mode de transport écologique. Ainsi, le poumon économique du pays s’est mis au vert. Ces bus ont déjà été développés à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et à Yaoundé, au Cameroun depuis 2013, avec une réception très positive par les usagers.

 

Cinquante Bluecars suivront dans une semaine, puis sept bus supplémentaires avant la fin du mois de juin. Fin avril, à Pointe-Noire, Vincent Bolloré avait fait la promesse d’équiper Brazzaville de ces véhicules électriques pour les Jeux panafricains, qui se dérouleront dans la capitale congolaise du 4 au 19 septembre prochain. La petite voiture électrique citadine, commercialisée depuis février 2013, atteste de la volonté du gouvernement de Denis Sassou-Nguesso de développer le pays tout gardant son emprunte carbone la plus basse possible. Les offres de développement décarboné du groupes Bolloré ont trouvé une oreille attentive auprès de Sassou-Nguesso, et les contrats semblent pleuvoir au Congo.

 

Le groupe prévoit dans la foulée l’installation « de trois ou quatre Bluezones » à Mfilou, où le groupe construit déjà un port sec. Ces plateformes se veulent des espaces multifonctionnels alimentés en électricité grâce aux solutions de stockage d’énergie solaire développées par le groupe. Alimentées en eau potable et couvertes par un réseau d’accès à internet sans-fil, elles disposent notamment d’un centre de santé, d’une salle de spectacle et des terrains de sport. D’autres sont d’ores et déjà prévues sur le tracé du chemin de fer Congo-Océan. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec la multiplication de ses projets « bleus », Bolloré voit l’Afrique en bleu.

 

Ces Bluecars et ces Bluezones sont les premiers jalons d’une opération de promotion des solutions énergétiques décentralisées du groupe français. Après l’Afrique de l’Ouest, il vise en effet à s’implanter en Afrique Centrale. Il comprendra également des « Bluehouses », des maisons autonomes qui produiront leur propre énergie grâce aux technologies photovoltaïques, ou encore le développement des lignes de « Bluebus » dans d’autres villes, bien qu’aucun nom n’ait été annoncé pour l’instant.

 

L’Afrique centrale fait face à des pénuries d’électricité chroniques qui freinent son développement économique. Pour faire face à ce déficit de kilowattheures, le gouvernement a décidé de faire évoluer son mix énergétique. L’étape suivante sera la réalisation d’une ferme photovoltaïque de 2 mégawatts de capacité pour alimenter la région d’Impfondo, au nord du pays.

 

 

Publié le 6 juin 2015 à 10 h 20 min par Laurent Fronsac

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