L’Angola face à la baisse du prix du pétrole

L’Angola face à la baisse du prix du pétrole

La chute du prix du pétrole touche tous les pays exportateurs, mais la situation est particulièrement tendue pour l’Angola dont 98 % des revenus sont directement issus de l’exploitation des hydrocarbures. Obligé de réduire drastiquement son budget, l’Angola voit également sa monnaie nationale se déprécier, mais les dernières perspectives rassurent quelque peu une économie très dépendante des cours des matières premières.

 

Les douze pays membres de l’OPEP sont actuellement réunis à Vienne (Autriche) afin de convenir de leur objectif de production lors des six prochains mois. Une discussion importante étant donné le contexte difficile avec une baisse de l’ordre de 40 % des cours en un an. Il semblerait que la récente (mais mesurée) embellie pousse l’OPEP à ne pas changer son plafond surtout que l’Arabie Saoudite se montre particulièrement optimiste.

 

M. Zanganeh, le ministre iranien du Pétrole juge que « le niveau actuel des prix du pétrole n’est pas bon pour beaucoup des membres de l’OPEP » et il ajoute que la plupart des membres « pensent qu’un prix du baril à 75 dollars est équitable ». Une analyse que partage peu ou prou son homologue angolais Jose-Maria-Botelho de Vasconcelos qui déclare : « 80 dollars pourrait être le juste prix ». Un prix qui redresserait un budget en berne. En février, ce dernier a été amputé de 26 % pour faire face à la baisse des recettes.

 

Ce prix permettrait également de remettre à flot la monnaie angolaise – le kwanza – qui décroche par rapport au dollar (près de 20 % de baisse). La semaine dernière il fallait près de 120 kwanza pour un dollar américain. Les réserves en devises étrangères de la Banque centrale ont fondu de 13 % en un an et une nouvelle dépréciation de la monnaie est possible selon les experts. La hausse espérée et prolongée du pétrole sera la seule bouée de sauvetage pour une économie angolaise qui montre des signes inquiétants de fragilité.

Publié le 5 juin 2015 à 10 h 03 min par Laurent Fronsac

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