CAN 2017 : l’Algérie ne s’en remet pas !

CAN 2017 : l’Algérie ne s’en remet pas !

L’attribution de la CAN 2017 au Gabon en avril dernier continue de faire couler beaucoup d’encre du côté d’Alger. Libreville n’est pas attaqué directement par les officiels algériens et ce sont les instances de la Confédération africaine de football (CAF) qui sont l’objet de l’ire algérienne. Vrai scandale ou « sournoise machinerie » comme le laisse penser le journal Gabon Review ?

 

Quel était le meilleur dossier présenté à la CAF ? L’organisation a tranché en faveur du Gabon (déjà co-organisateur en 2012 aux côtés de la Guinée équatoriale). Mais les secrets du vote attisent les doutes chez les officiels algériens qui ne se remettent pas du camouflet qui leur a été infligé. Le ministre des Sports Mohamed Tahmi vient de repartir à la charge en affirmant devant le Parlement que « l’échec de notre candidature pour l’organisation de la CAN-2017 n’a rien à voir avec la nature de notre dossier . Le choix du pays organisateur a plutôt obéi à d’autres considérations liées notamment aux intérêts personnels des membres du comité de l’exécutif de la CAF, ainsi que ceux de cette instance elle-même ».

 

Des déclarations lourdes de sens qui sont interprétées comme du billard à trois bandes dans certains médias gabonais et est populaire dans les rues algériennes à en croire Gabon Review. Il semblerait que l’Algérie ait finalement estimé que le calendrier de la compétition ne lui était pas favorable avec l’absence d’un grand stade et surtout l’état de santé du président Bouteflika qui inquiète dans les sphères du pouvoir. Assurer une telle compétition dans ces conditions serait quelque peu délicat et les autorités auraient fait discrètement comprendre aux dirigeants de la CAF que le tour de l’Algérie n’était pas venu.

 

Une décision impossible à accepter pour les Algériens où la culture foot fait partie de l’identité du pays. Ainsi, les autorités algériennes taperaient fortement du poing sur la table comme dans une pièce de théâtre où toutes les scènes sont connues d’avance. Un tel scénario est-il crédible ? Difficile à dire tant les voix du football et de la politique sont impénétrables.

Publié le 22 mai 2015 à 10 h 04 min par Emmanuel Samba

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