Révolution énergétique en Angola ?

Révolution énergétique en Angola ?

Second producteur de pétrole en Afrique, l’Angola dispose de ressources qui peuvent tirer son économie vers le haut et faire baisser le prix d’une électricité encore très chère. Meilleure maîtrise de la production d’hydrocarbures, mais aussi développement du secteur de l’hydroélectricité sont au cœur de la stratégie énergétique du pays qui prévoit une grande campagne d’électrification.

 

Seuls 30 % des Angolais ont accès à l’électricité, laissant près de 15 millions de personnes sur le seuil de conditions de vie plus modernes et pratiques. Conscient de cette faiblesse, le Gouvernement a prévu d’investir pas moins de 23 milliards de dollars d’ici à 2017 afin de développer le réseau électrique. João Baptista Borges, ministre de l’Energie et de l’Eau déclare ainsi : « Nous avons établi un ambitieux programme qui augmentera notre capacité énergétique installée, la faisant passer de 1 GW à 5 GW, améliorera et étendra notre réseau de distribution électrique afin de créer des conditions idéales pour le développement économique et social ».

 

Les milliards nécessaires sont principalement issus de l’exploitation du pétrole qui permet aujourd’hui à l’Angola de se positionner à la troisième place des pays subsahariens en termes de croissance du PIB. Il est vrai que ce sont chaque jour 1,75 million de barils qui sont extraits du sous-sol rapportant la manne de 24 milliards de dollars en 2014. Le champ est désormais ouvert à l’utilisation d’autres ressources énergétiques financées par le pétrole.

 

Avec le concours de la Banque africaine de développement des travaux importants ont débuté avec l’expansion de la capacité du barrage de Cambambe de 180 MW à 960 MW et la construction de la centrale hydroélectrique de Lauca d’une capacité de 2067 MW. Outre la volonté de renforcer la capacité du réseau électrique, les autorités souhaitent investir dans l’humain en renforçant la qualification des employés du secteur de l’énergie pour qu’ils puissent « répondre aux besoins du marché à court et à moyen terme ». Des formations bien plus spécialisées auront, elles, pour objet d’assurer l’avenir énergétique du pays à long terme.

Publié le 16 mai 2015 à 10 h 01 min par Emmanuel Samba

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